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 Mission - Chamaillerie et marchandage

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Nara Aïko
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MessageSujet: Mission - Chamaillerie et marchandage   Mission - Chamaillerie et marchandage Icon_minitimeMar 9 Juil - 23:01


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Elle avançait d’un pas résigné. Pourtant l’on pouvait entendre son cœur battre à ses tempes, rythmant la cadence de son avancée dans ce couloir sombre, éclairé çà et là de quelques flammes virevoltantes. Ses yeux caressèrent les langues chaudes. C’était un spectacle fascinant que de voir le crépitement imprévisible. Claquant l’air tantôt à gauche tantôt à droite, d’étranges volutes s’élevaient – brûlante- pour s’évanouir un peu plus haut. Aussi ardents étaient-ils, chaque assaut finissait par mourir tôt ou tard. Comme chacun de nous. Etait-ce donc là l’allégorie de la vie ? Alors même que sommeillait au creux de nos entrailles une passion ignée, elle arrivait à son terme avant même d’avoir vécue. Elle n’éprouvait aucune tristesse en s’évoquant ce constat : chaque chose avait sa place en ce monde, et chaque chose s’en allait fatalement pour céder sa place. Ainsi une nouvelle flammèche pouvait grandir et s’épanouir dans les traces de ses prédécesseurs, jusqu’à dépérir dans une boucle sans fin. Alors, comme une évidence, il fallait transmettre aux autres, aider son prochain, faire grandir chaque braise incandescente afin de rendre le foyer plus fort, de gommer les erreurs du passé et d’affronter l’avenir avec vigueur. Telles étaient les préceptes qu’elle avait fait sien, en dépit des aspirations de ses proches et de leurs espoirs.

Aïko était à la fois une fierté et une source d’angoisse. Si frêle et pourtant si obstinée, elle avait su faire entendre sa voix et faire respecter ses choix. Car même si le clan avait toujours engagé ses plus profondes réflexions, elle n’en demeurait pas moins une héritière du savoir. Pire encore : elle était femme. Un jour on attendrait d’elle qu’elle porte un enfant, qu’elle fasse naître une nouvelle flamme. Chaque jour passé en arborant ce bandeau était une chance de voir s’éteindre avec elle une branche. Si tolérants et ouverts qu’étaient les Nara, ils n’en perdaient pas moins les notions essentielles à la prospérité de la lignée. Alors usant d’arguments, de promesses et de détermination, la jeunette avait fait plier les plus soucieux – qui ne manquaient pas pour autant de s’inquiéter de son sort. Un léger sourire flotta sur ces lèvres. Il pouvait arriver tant de malheurs dans sa future vie… Et les ombres projetées sur les murs froids lui rappelaient l’excitation de sa plongée dans l’inconnue. D’autres l’avaient fait avant elle, ils lui avaient raconté, mais rien n’était comparable à l’adrénaline qui s’écoulait dans tout son corps. Tous les muscles de son corps vibraient d’une même intensité, le souffle plus court sans s’en rendre compte, l’appréhension bien accrochée à ses tripes.

C’était sa première vraie mission. Le Hokage l’avait choisi parmi tous les autres ninjas du village. Il avait placé sa foi en elle, en son jugement. Certes ce n’était pas une glorieuse mission au dehors du village. Pour autant, elle y mettrait la même énergie et la même détermination. Elle ne voulait pas décevoir, pas maintenant. Quelques regards intrigués se posèrent sur elle ; elle n’y prêta pas plus d’attention. Elle fixait le bout de ce couloir interminable, répétant dans sa tête les mots justes, ceux qu’elle avait envie d’employer. La jeune Nara avait imaginé plusieurs scénario, préparé minutieusement chacune de ses interventions. Elle en était même arrivée à choisir les mouvements de son corps. Chisei n’avait pas osé se moquer le soir où on l’avait prévenue, mais elle n’était pas dupe : elle avait repéré sur le visage habituellement songeur une bride d’hilarité. Il n’avait jamais eu besoin de faire tout cela, lui. Du moins, Aïko n’avait pas souvenir de l’avoir vu faire une seule fois. Peut-être qu’elle l’idolâtrait de trop, mais il avait toujours été si bon et prévenant. Elle ne doutait plus des capacités de cet homme, pas plus de celles des autres membres de sa famille. Plutôt elle se trouvait honteuse. Sa maîtrise loin d’être parfaite, pas bien meilleure en combat, elle n’excellait nulle part.

« C’est toi que l’on envoie pour les auditions ? ». Elle hocha la tête, levant vers la grande stature un regard apaisé. En vérité sa frimousse dissimulait à merveille les tourments qui l’assaillaient continuellement. La porte s’ouvrit, précédé de l’homme qui l’avait accueilli. Là, dans la pièce exigüe et dénuée de fenêtre, un vieil homme attendait sagement. Ses cheveux blancs et les quelques ridules de ses yeux lui conféraient un air sage et bienveillant, bien vite galvanisé par un franc rictus poli, qui manqua presque de fendre ses joues en deux. Derechef, la petite fronça les sourcils. Elle imaginait bien mal un vieillard en venir aux mains, d’autant lorsque celui-ci se trouvait être fort sympathique à première vue. La chaise grinça et elle s’y installa presque aussitôt. Confortablement installée face à l’accusé, elle lui retourna un sourire aimable.

« Je suis chargée de prendre votre déposition Monsieur Kobayashi ». Sans ajouter plus de mots que nécessaire, elle gardait bonne contenance. Elle n’avait jamais été très loquace, et d’une certaine façon s’amusait à cultiver son caractère afin de rendre à chacune de ses phrase l’importance qui lui revenait. « Vous êtes aujourd’hui entendu par les membres compétents de Konoha afin de rendre compte de l’altercation survenue hier, dans la nuit, avec Monsieur Toyotomi. Il vous faudra nous fournir une description aussi détaillée que possible des événements, et de tout élément pouvant être utile à l’enquête ». Bien que sa voix ne trembla pas, Aïko était pétrifiée. C’était sa première mission, et elle se devait de la mener à bien. « Avez-vous bien compris, Monsieur Kobayashi ? ».

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MessageSujet: Re: Mission - Chamaillerie et marchandage   Mission - Chamaillerie et marchandage Icon_minitimeLun 15 Juil - 16:11


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Le vieil homme hocha la tête, la mine toujours avenante. Un bref coup d’œil sur sa droite assura la jeune femme de la présence du gardien qui l’avait accompagné. Droit, le visage fermé, il ne laissait échapper aucune émotion. C’était lui aussi un ninja, certainement reconvertit dans les forces policières du village. Elle trouvait cela honorable ; servir sa cité de n’importe quelle manière était une action louable et la jeune Nara ne pouvait se permettre de juger les choix qui avaient poussé l’homme à abandonner la voie des forces armées. Peut-être au fond l’était-il toujours ? Ramassant les quelques feuilles devant elle, elle griffonna une date et un nom avant de servir à l’accusé un maigre encouragement. Elle était tout à l’écoute, alerte, prête à noter sur cette page immaculée tout ce qui lui semblerait d’importance.

« J’ai toujours été marchand ici ». La voix du grisonnant personnage ne tremblait pas. Elle était sereine, et portait le même bien-être qui se dégageait de la petite forme voutée. Pour sûr, il devait être aussi vieux que le grand-père Nara, sinon plus ! « Mes parents avant moi tenait la même échoppe sous le Premier du nom. Konoha était alors bien différente d’aujourd’hui, mais nous ne pouvions nier tout ce que le Hokage nous a apporté ! ». Un petit rire pincé emplit la pièce un bref instant. « Lorsqu’ils furent trop vieux pour travailler, j’ai repris leur affaire ; je n’avais jamais vraiment rêvé de ça. Comprenez-moi jeune fille, mais nous vivions un temps troublé, où les ninjas se battaient férocement. Ils étaient un symbole de force et de ténacité. Pour le jeune homme que j’étais c’était un exemple, une vocation ».
« Je n’ai malheureusement pas eu la chance d’être assez doué, et j’ai rapidement compris que je ne pourrais pas devenir ninja. Alors bon, le plus simple était que je reprenne l’affaire familiale ». Aïko fronça un peu les sourcils. Elle était en réalité un peu déçue des paroles du vieillard. Il avait abandonné avant même de s’être battu pour ce qu’il croyait. C’était une attitude lâche, bien loin de l’idée qu’elle se faisait de lui de prime abord. Il n’était peut-être pas plus malheureux qu’il n’ait pu rejoindre les rangs. Il n’aurait sûrement pas supporté les difficultés. « Allons allons ma petite, j’étais jeune à cette époque-là, je n’avais pas la sagesse qu’apporte l’âge. Ne me juge pas trop durement ».

La surprise marqua le visage de la Nara. Avait-il entendu ses pensées ? « Excusez-moi mais je n’ai rien dit de tel, M. Kobayashi ». Le ton était un peu fébrile mais assez dur pour faire entendre sa place. Elle était envoyée par les dirigeants du village pour tirer au clair cette histoire, pas pour boire le thé. L’Ancien laissa encore quelques hoquets amusés s’échapper de sa bouche. Privilège de l’âge sûrement.
« Il y a des choses qui n’ont pas besoin d’être dites pour se comprendre ». Les mirettes noisettes entourées de ridules brillèrent d’un éclat étrange, mais avant même qu’elle n’ait pu comprendre l’essence de ce regard, il s’évanouit pour laisser place au même calme qu’auparavant. « Mais là ! Excusez-moi. Je disais donc que j’ai repris l’affaire familiale. La boutique vendait alors les produits des maraichers locaux, chez qui nous allions régulièrement nous approvisionner. Cela faisait marcher les petites gens du pays du Feu, et nous on était bien content de les mettre en avant ». Il soupira, abandonnant son rictus amusé. « Je vous l’ai dit, les choses ont changé ici. Les habitants ont eu de nouvelles envies et la concurrence est devenue plus dure, et j’ai bien fini par comprendre que mes légumes faisaient pâles figures face à d’autres vendeurs moins chers et aux magasins ».
« Bien sûr, les anciens du village ont toujours aimé venir s’approvisionner chez moi. Mais plus le temps passe et moins il reste de ces gens-là. C’est normal après tout. Alors j’ai commencé à changer quelque peu mon commerce, il y a plusieurs années maintenant. Je fais venir des marchandises plus rares, d’autres pays. Le traité de paix a favorisé ces échanges, et maintenant j’ai presque abandonné la vente de légumes au profit des produits plus exotiques ».


Aïko releva la tête en posant son crayon. Son histoire – quoique symptomatique de l’agrandissement progressif de la ville -, ne répondait pas à la question qui les intéressait. Elle n’avait guère envie d’entendre les histoires de tous les vieux de Konoha. On lui avait confié une mission, et plus le discours avançait et moins elle s’approchait du but. Un peu lassée, ses prunelles grises se plantèrent sur l’auditionné sans détours. Et quoiqu’elle fût polie, elle se montra un peu plus ferme : « M. Kobayashi, j’ai bien peur que cela ne nous avance pas pour comprendre ce qu’il s’est passé hier soir ».
« J’y viens jeune fille, j’y viens ».

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MessageSujet: Re: Mission - Chamaillerie et marchandage   Mission - Chamaillerie et marchandage Icon_minitimeMar 16 Juil - 16:22


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La grisaille de ses yeux se portait avec attention sur le visage du vieil homme. Outre sa voix placide, elle tentait là de déceler quelques indices, quelques failles dans son discours. Elle était appliquée, prête à remplir sa mission avec autant d’intérêt qu’elle le pouvait. Bien qu’il ne s’agissait pas de grand-chose – elle en était bien consciente -, elle agissait pour le bien du village. Aïko déchargeait les jônins et par la même occasion s’occupait de rétablir l’ordre et la tranquillité au village.  Les querelles d’habitants étaient monnaie courante, mais peu d’altercations devait en venir aux mains ; c’était du moins là ce qu’elle s’imaginait. Konoha était un endroit paisible où il faisait bon vivre. C’était le village des siens, la ville de son enfance. Et pour tout ce que cela représentait aujourd’hui, elle veillait à lui être utile de quelque manière que ce soit. Si bien qu’elle était déterminée à passer la journée là, dans cette pièce lugubre s’il le fallait. Après tout, elle ne se faisait pas juge de cette affaire : sitôt les dépositions prises, elle transmettrait aux autorités les plus compétentes toutes les informations en sa possession.

L’air stoïque, elle demeurait silencieuse. Il y avait chez cet homme quelque chose de gênant. Elle se souvenait de cette lueur dans le regard, trop fugace pour en saisir l’essence. Et puis ce calme et ce sourire. Non, quelque chose la remuait au plus profond de ses entrailles sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Ce n’était pas digne d’une Kunoichi d’ainsi se fier à ses a priori. Peut-être était-ce simplement l’appréhension de la première mission ? Faisant taire ses voix intestines, elle demeura là, n’esquissant plus un geste avant qu’il ne se décide à reprendre son récit.

« Vous l’avez certainement remarqué mais je ne suis plus de première jeunesse ». Il ricana un peu, tentant vainement de détourner l’attention de ses auditeurs. « Vendre des produits rares d’autres pays implique également d’aller les chercher, et surtout de les avoir au meilleur prix. C’est pour ça que de nombreux marchands comme moi font appel à des négociants, des personnes chargées d’approvisionner nos magasins. En échange nous les rémunérons justement, dépendamment du lieu d’achat, de son éloignement, sa dangerosité et des quantités ». Rien d’étonnant à cela : le traité de paix avait certainement favorisé les transports commerciaux, mais certains petits pays, plus réfractaires, étaient encore difficile d’accès. Sans parler de certains politiques qui ne voyaient pas le rapprochement entre les grands pays d’un très bon œil. Son père l’avait prévenu à ce sujet. Certains villages et certains clans attisaient toujours la convoitise et le mépris d’autrui. Les années de prohibition, d’enfermement sur soi, n’avait pas aidé à l’ouverture d’esprit et à l’acceptation du prochain. Le rôle des ninjas était aussi en partie de veiller à ce que l’accord se passe au mieux et que d’ici peu de temps tout le monde puisse en jouir pleinement en faisant taire les ambitieux. « Monsieur Tamura est l’un de ces négociant avec lequel j’ai l’habitude de travailler ».

Enfin. Le vif du sujet allait enfin être abordé. Raffermissant sa prise sur son crayon, elle fronça les sourcils afin de ne perdre aucune des indications, gribouillant quelques notes abstraites qui pourtant auraient toute leur importance une fois remise entre les mains des décideurs. « Cela fait presque trois ans que je fais affaire avec lui. Il faut dire que M. Tamura a de très bons contacts, avec des stocks suffisant et des prix imbattables. Une fois tous les deux mois il part faire le tour du pays de la Brume, du Sable mais également au village des Nuages, de la Terre et dans d’autres endroits plus dangereux encore comme le village de la Pluie. C’est un homme sûr, qui revient toujours avec les commandes et qui ne se fait pas payer de trop ».
« A vous entendre, vous ne semblez avoir aucun problème avec lui ».
Il sourit. La même étrange lueur éclaira ses yeux noisettes. Cette fois-ci elle ne disparut pas aussi vite. Cet éclat… Aucun doute là-dessus. La jeunette tenta de garder bonne contenance, la gorge si serrée qu’elle eut bien du mal à déglutir. Elle devait ne faire montre d’aucun malaise et pourtant, elle aurait volontiers reculée si elle l’avait pu. Pour sûr, ce vieillard lui cachait quelque chose de terrible, elle en était presque certaine à présent. La Nara s’évertua dès lors à passer un message codé à l’intérieur du texte qu’elle écrivait. De cette façon, elle avait bon espoir que l’entendu ne remarquerait rien tandis que les autorités, elles, comprendraient. C’était la meilleure solution pour l’heure. « Notre entente aurait pu se poursuivre sereinement si M. Tamura n’était pas revenu les mains vides l’autre jour ». Les mirettes marrons se ternir finalement. « Il est arrivé à l’échoppe, prétextant que la route était trop mauvaise et que ses fournisseurs lui étaient tombés dessus. Puis il m’a dit que pour poursuivre notre accord il faudrait que je paye d’avantage – non seulement ma marchandise mais lui avec ». Il soupira. « Comprenez demoiselle, mon magasin n’est pas bien grand. Je suis à peine assez rentable pour pouvoir subvenir à mes propres besoins, alors le moindre effort financier mènerait à la fermeture de ma boutique. Lorsqu’il m’a annoncé ça, j’ai cru mon cœur s’arrêter. J’étais tellement en colère que j’ai abandonné toute forme de raison. Le ton est monté et voilà ». Comme pour ponctuer son histoire, il haussa doucement les épaules. Comment un homme si avenant pouvait-il créer en elle cette méfiance ? Non définitivement, quelque chose n’allait pas.
« C’est tout ? Vous avez perdu le contrôle parce que vous avez peur de ne plus rentrer dans vos frais, c’est bien ça M. Kobayashi ? »
« Oui. Aussi simple que cela ». Son sourire avenant ne la trompait pas. Plus maintenant.
« Bien. Nous allons vous raccompagner à votre cellule et entendre M. Tamura avant de vous relâcher. Merci de votre coopération ». Fébrile, un maigre rictus étira les lippes d’Aïko qui se leva de sa chaise en faisant signe à l’autre ninja resté silencieux. Cette affaire avait quelque chose de bizarre. De vraiment bizarre.

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MessageSujet: Re: Mission - Chamaillerie et marchandage   Mission - Chamaillerie et marchandage Icon_minitimeDim 21 Juil - 18:49


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Aïko était restée là, dans le silence pesant de la salle vidée. Et bien qu’elle se retrouva seule, un agaçant sentiment d’oppression enserrait son cœur. Etait-ce le manque de lumière ? Les flammes vacillantes riaient gaiement sur les murs dépourvus de tout décor. Ce lieu exprimait la platonique solitude dont seul l’écho muet de cette pièce sublimait ; si bien que ses pensées ressemblaient à un vacarme assourdissant. Oh bien sûr, il y avait de l’animation. On passait et repassait dans quelques chuchotis à peine portés par le vide. Vraiment, le lieu la mettait mal à l’aise. Ici tout prenait un air étrangement solennel. Pour une première mission, elle n’aurait pu sentir davantage de poids sur ses épaules. Car au-delà de l’incartade, son rapport conditionnerait certainement l’avenir des deux personnes concernées. Non pas qu’ils risquaient grands choses mais la simple remontrance lui incomberait directement, elle qui n’avait pas la moitié de leur âge. Alors le doute l’assaillit encore. Avait-elle une quelconque légitimité à faire tout cela ? Et comme pour exorciser la peur, sa main vint au contact du fer froid et luisant qui décorait son front avec fierté. Ce bandeau elle l’avait mérité. Et si d’aventure Konoha avait besoin d’elle pour finir cette mission, elle s’exécuterait sans état d’âme. C’était cela être ninja.

Des cliquetis, des voix et des pas la tirèrent de ses rêveries. La morne grise qui habillait son visage se planta sur la porte ouverte, bientôt franchit par son acolyte et le prévenu. Elle se garda bien de montrer sa surprise lorsqu’apparut la silhouette d’un vaillant gaillard, à mille lieues de l’homme interrogé juste avant. Il était grand, l’air bourru et peu affable. En vérité elle n’aurait pas dû être prise au dépourvue ainsi. A croire le discours de son opposant, il s’agissait d’un négoce s’aventurant dans les pires contrées. Si tel était le cas alors il valait mieux avoir les tripes bien accrochés et une bonne condition. C’était tout de même étrange qu’un vieillard s’en prenne à un type comme lui. Monsieur Kobayashi n’aurait eu aucune chance si, in fine, les choses étaient devenues plus sérieuses. On racontait pourtant que l’âge apportait de la sagesse ; grand-père Nara lui avait toujours parut un homme réfléchi en tout cas. Son regard s’assombrit avec ses questionnements, fronçant un peu les sourcils lorsqu’elle le toisa en s’installant. Vraiment, quelque chose n’allait pas dans toute cette affaire et elle trouverait bien le fin mot de l’histoire.

La jeunette s’efforça néanmoins à afficher un sourire poli lorsqu’elle reprit son crayon et ses feuilles immaculées. On ne peut juger avant d’avoir entendu. Et de la même manière qu’avec l’ancien, elle exposa les raisons de l’entrevue.
« Je suis chargée par le Hokage. C’est donc moi qui prendrait votre déposition et transmettrait mon rapport à qui de droit. Aussi vous demanderais-je d’être le plus coopératif possible Monsieur Tamura, à la suite de quoi nous vous relâcherons séance tenante. Toutefois, et pour la bonne tenue de cette enquête nous vous demanderons de ne pas sortir du village ». Elle marqua une courte pause alors que le ninja resté silencieux depuis son arrivé ferma la porte. « Avez-vous compris Monsieur Tamura ? ».
« Ouais ». La voix rauque perfora la salle avec dédain. Sa figure était mauvaise, et il fuyait les perles grises de l’enquêtrice. Il avait les épaules larges, un cou épais et une large mâchoire. En vérité il avait l’apparence d’un vrai bœuf, et Aïko faisait bien pâle figure avec son corps frêle. Elle tentait vainement de garder bonne contenance. Il ne devait pas prendre le dessus.
« Que s’est-il passé hier soir entre vous et M. Kobayashi ? »
« J’vous l’ai déjà dit quand on m’a amené ici ça. On s’est disputé et puis voilà ».
« M. Tamura, comprenez-vous qu’il nous faut davantage de détails ? Qu’est-ce qui vous a poussé à vous en prendre à un autre habitant du village ? »
Son poing s’écrasa sur la table avec force, sans prévenir. En une fraction de seconde, le ninja qui accompagnait la jeune femme s’était tendu, la main serrée sur le manche d’un kunaï. Aïko avait quant à elle bondit de son siège et reculé en joignant ses mains. Le cœur battant, elle ne quittait pas l’auditionné du regard. Un instant d’inattention et cet homme qu’elle ne connaissait pas pouvait la mettre hors d’état de nuire. « Mais bordel si j’vous dit que c’était juste une dispute ! Me dîtes pas que dans ce putain de village personne ne se bouffe la gueule de temps à autre ! »
« Monsieur, je vous somme de vous calmer sur le champ et de vous montrer conciliant. Répondez à l’envoyée du l’Hokage avec respect ou je me verrais contraint d’être on-ne-peut-plus clair sur la conduite à tenir en ces lieux ». Clairement étonnée, la Nara glissa une œillade interloquée à son comparse. Le visage parfaitement inexpressif, le ninja plus âgé ne bluffait pas. Avait-il reçu quelques consignes de la part de ses supérieurs ? En tout cas, elle ne se plaint pas de son intervention. Il inspirait mieux l’autorité qu’elle-même.
Retirant sa lourde patte, le prévenu obtempéra plus vite qu’elle ne l’aurait cru. « Ouais ouais c’est bon. Range ton cure-dent, j’vais lui répondre à ton envoyée de l’hokage ».

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Les pulsations ralentirent. Sa respiration retrouva son calme et son esprit la clarté. Les muscles toujours tendus par une veille intestine, elle se résolue finalement à défaire ses mains jointes. Ses réflexes avaient été bons, peut-être trop ; elle faisait honte aux siens d’avoir ainsi manqué de sang-froid. Jamais Chisei n’aurait eu peur de la sorte, car c’était bien là ce qu’elle avait ressenti. De la peur, puissante et incontrôlable, qui avait pris malgré elle le contrôle de son corps. Impossible de réfléchir, c’était l’instinct le plus primaire. Elle avait bondi pour sauver sa vie, pour ne pas qu’il l’atteigne. Qu’elle ninja pouvait-elle bien être si elle fuyait au moindre danger ? Et dans une réflexion muette, en colère contre elle-même, elle s’installa de nouveau à sa place, tirant précautionneusement la chaise. Aïko demeurait sur le qui-vive, alerte, n’osant même plus tourner la tête vers le gardien. Avait-il rangé son arme ? Et si c’était le cas, serait-il en mesure de toucher sa cible avant qu’il ne se jette pour l’étrangler ? La masse du prévenu l’empêchait certainement de se mouvoir trop vite, et la table entre eux était un frein suffisant si elle ne s’y collait pas totalement. Il lui fallait mesurer les risques, les prévoir au mieux pour éviter que la situation ne se reproduise. Elle ne pouvait se le permettre. Si les anciens apprenaient ça. Blême, elle tâcha tout de même de remettre de l’ordre dans ses feuilles éparpillées par la rage abrupte. La petite Nara fronça les sourcils : et s’il avait fait tout cela dans l’espoir d’apercevoir des informations sur l’audition du vieillard ? Si tout cela n’était en fait qu’une ruse ?

Non, elle se leurrait sûrement. Le gaillard avait l’air trop bourru, trop emporté pour y avoir songé une minute. Mais cela restait tout de même étrange. Oui, quelque chose la dérangeait, là, juste au creux de sa poitrine ; une mauvaise impression qui ne parvenait à se dissiper. Ses lèvres fines s’entrouvrirent puis se fermèrent presque aussitôt, puis finalement soupira. Plus les choses avançaient et plus la situation lui semblait complexe, d’autant qu’elle n’avait d’autres preuves que ses propres craintes. Qu’allait-elle pouvoir dire à l’Hokage ? Son rapport ne pouvait laisser transparaître ses émotions. C’était une ninja de Konoha, et en tant que tel on attendait de sa personne le plus grand discernement. Elle ne devait se laisser duper par ses propres lubies infantiles. Aïko Nara devait grandir.

« Alors M. Tamura, quelle raison vous semble suffisante pour avoir une vive altercation avec un habitant de Konoha ? ». Sa voix était froide et détachée, plus qu’à l’accoutumé. Elle s’efforçait d’effacer jusqu’à ses expressions pour que personne ici ne remarque le trouble qui l’agitait.
« Ce vieux croûton a pas aimé que j’lui donne pas ce qu’il voulait et il a pété les plombs, fin de l’histoire ».

Le visage poupin de la Kunoichi se barra davantage. Il avait beau y mettre toute la conviction du monde, elle ne semblait pas convaincue. « Lorsqu’on vous a arrêté, vous étiez tous les deux prêts à en venir aux mains. Si M. Kobayashi était le seul à ne pas supporter la situation, pourquoi vous être emporter ? Contre un vieil homme qui plus est ? ».

Et dans un premier temps, seul le ricanement de l’accusé se fit entendre. Les mains de la petite se serrèrent, tandis que ses mirettes d’une grisaille imperturbable se plantèrent sans détour. Pourquoi riait-il ? « On m’menace, j’réplique. C’est aussi simple que ça ma Belle. Vieux shnock ou p’tite minette, pigé ? ».

« C’est une menace ? ». La voix fendit l’air avec tant de ferveur, qu’elle laissa presque un frisson de surprise à la jeunette. Son gardien veillait et elle n’avait pas besoin de l’observer pour le savoir tout à fait prêt à intervenir. Elle sentait presque sa pesante aura contre elle. En vérité, elle le remerciait en silence. Il devait avoir bien plus l’habitude qu’elle de faire face à ces bandits : Aïko se retrouvait un peu désemparée.

Et certainement que s’il l’avait pu, il aurait volontiers fait taire l’armoire à glace quand celui-ci afficha un sourire torve en haussant les épaules. Bien sûr qu’il venait de la menacer, il avait dû sentir sa fragilité lorsqu’il s’était énervé. Mais que cherchait-il à faire à l’intimider ainsi ? Sa déposition suffirait à l’innocenter. Pourquoi voulait-il la dissuader de quelque chose ? Et les questions fusaient sans réponse. Son crâne lui faisait presque mal tant les idées se bousculaient. Il y avait décidemment quelque chose de louche là-dessous, et pourtant aucun indice. « Que deviez-vous ramener à ce marchand, M. Tamura ? Nous n’avons rien retrouvé sur vous lors de votre arrestation ».

Le sourire s’effaça presque aussi triomphalement qu’il était apparu. Fini l’air goguenard ! Plutôt il arborait une mine soucieuse. Elle était décidemment sur la bonne voie. « Des épices ». Il avait répondu trop rapidement, vomissant les mots plus qu’autre chose. « J’les ai planqué pour pas qu’le vieux m’envoie des types louches pour m’faire les poches. Z’avez fini maintenant ? J’aimerai bien y aller moi ».

La genin hocha la tête doucement en reposant le crayon. Forçant toutes les chairs de son visage, elle parvint à esquisser un sourire divinement aimable en se levant. « Merci de votre coopération M. Tamura. Vous et M. Kobayashi êtes libres de partir dès à présent. Je vais remettre ce rapport à l’Hokage, et jusqu’à son verdict je vous demanderai de rester dans le village et d’éviter tout contact avec le vieil homme ».

« Ouais ouais, j’vais crécher à l’auberge près d’la sortie d’la ville c’est bon ».
Et sans attendre son reste, la Nara s’éclipsa remettre les documents soigneusement ordonné à qui de droit.

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